Entretien avec Victoria Monod

A quel âge as-tu commencé le golf ?

J’ai commencé à l’âge de 7 ans en prenant de cours collectifs avec mes amies une fois par semaine au Golf Club du Domaine Impérial mais je pratiquais plusieurs autres activités comme le basketball, l’équitation, le ballet et le piano simultanément donc le golf n’était pas ma priorité. Ensuite à 10 ans, j’ai choisi le sport auquel je voulais atteindre le meilleur niveau et faire de la compétition. Mon choix s’est ainsi porté sur le golf et j’ai arrêté mes autres activités.

Pourquoi le golf ?

Quand il a fallu choisir, j’ai pesé le pour et le contre. Tout d’abord, je voulais évoluer dans un sport individuel pour ne dépendre que de moi-même et de mon travail. Ensuite, c’est un sport d’extérieur - je suis constamment dehors pour tous mes entraînements et cela me fait du bien. C’est un aspect très positif du golf. La diversité des parcours de golf, les différents styles selon le pays où vous jouez c’est exceptionnel ! On ne joue quasiment jamais les mêmes terrains ni les mêmes coups et c’est cette disparité qui m’a conquise.

Quel est ton meilleur résultat ?

Ma victoire au Doral Publix Junior Classic en U14 et ma 3ème place en U16 deux ans plus tard. Ce tournoi est considéré comme le championnat du monde juniors car il représente plus de 20 pays et de nombreux joueurs parmi les meilleurs de leur pays.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Si je dois en choisir un, je dirais les Championnats d’Europe par équipe Girls en 2019 à  Valence. C’était une semaine magnifique : l’ambiance, le niveau de jeu, le parcours et la soirée de clôture étaient mémorables.

As-tu un rêve que tu voudrais réaliser ?

Mon rêve est de pouvoir briller sur le tour professionnel américain féminin, connu
comme LPGA Tour.

As-tu une idole ?

Oui, bien sûr ! Du côté féminin c’est Lindsey Vonn, la skieuse et du côté masculin Roger Federer, le tennisman et Michael Jordan, le basketteur.
Ils sont une grande source de motivation pour moi et leurs parcours dans le sport sont honorables.

Tu es en pleine année sabbatique, comment se passe-t-elle ?

Elle se passe bien malgré les restrictions dues aux COVID19. J’avais le projet d’aller jouer des tournois aux Etats-Unis et en Afrique du Sud durant l’hiver lorsqu'on ne joue pas en Europe mais ce n'est pas envisageable pour l'instant.
Malgré cela je m’entraîne comme je peux avec les conditions météo suisses.

Comment se déroule une journée type en ce moment?

Voici mon planning journalier! J’y apporte quelques modifications selon la charge de travail de la semaine mais j’aime le suivre à la lettre.

Quelle est la prochaine étape ?

Dans un premier temps, jouer les plus grands tournois européens de la saison 2021 et, en août, commencer mon cursus universitaire.

Parle-nous de ton choix d’aller aux US ?

Ce n’est pas encore une certitude, j’attends toujours des réponses mais oui c’est le projet initial : faire mon bachelor aux Etat-Unis afin de pouvoir jouer dans l’équipe de golf de l’université et ainsi, continuer à progresser tout en étudiant et me préparer pour ma carrière professionnelle.

Combien d’heures passes-tu à t’entraîner au golf?

Hors saison, 2 h par jour et 12 h combinées sur le weekend. Durant la saison, tous les jours plusieurs heures en comptant que je joue entre 2 et 3 tournois de 4 jours, plus 2 jours d’entraînement sur place, par mois. Ce qui ne laisse le temps qu’au golf. Mais c’est ce qu’on préfère en tant que joueur. La compétition nous motive et je suis toujours très excitée à l’idée de partir jouer quelque part.

Comment le fitness t’aide dans ton golf ?

Ce n’était pas une priorité quand j’étais plus jeune mais avec l’expérience, j’ai appris que si je voulais pouvoir performer sur le long terme, il allait falloir sérieusement penser au fitness. Deux choses sont très importantes dans notre préparation physique : Premièrement, se renforcer afin d’éviter les blessures. Rappelons que le swing de golf n’est pas du tout un mouvement naturel. Les torsions et élongations du tronc déchirent partiellement les muscles si l’on ne fait pas attention. L’impact de chaque coup de golf renvoie une décharge importante sur les poignets et les avant-bras, ce qui les rend très sensibles. Je considère les poignets comme notre outil de travail - si les poignets sont blessés on ne peut pas jouer du tout. La préparation physique nous permet surtout d’éviter des blessures d’usure. Deuxièmement, le fitness permet d’améliorer notre performance technique. En effet, plus nous serons forts, souples, rapides, cordonnés et explosifs, plus nous taperons loin et précis. C’est pour cela qu’il est important d’incorporer des exercices basiques mais aussi spécifiques pour la pratique du golf dans notre routine fitness.

Combien de fois par semaine t’entraînes-tu ?

Cela dépend, le gros du travail, je n'ai le temps de le faire qu’en hiver afin de me préparer physiquement pour la saison. En général 4x/semaine 1h30 de fitness, je vais courir 5km 4x/semaine et je fais un maximum de trajets en vélos dans la mesure du possible. Je fais aussi 30min de yoga tous les matins, c’est très doux et permet de réveiller mes muscles car je le pratique à 6h30 du matin.

Fais-tu en salle ou à la maison ?

Corona l’impose à la maison au poids du corps et petites haltères mais la course à pied et le vélo me permettent de sortir prendre l’air. En situation normale, oui je vais à la salle pour utiliser les machines et charger pour des exercices de musculation.

Où puises-tu ta motivation ?

Dans les films ! Je suis une fan des films de sport et j’ai toujours un regain d’énergie quand j’en finis un. Mes préférés sont « Rush », « Creed I et II », la série « Drive to Survive », « The last dance » , « Moneyball » ou pour le golf « Un parcours de légende », « La légende de Bagger Vance » ou « Bobby Jones ». 

 

Merci Victoria!

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